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Bon à tirer (BAT) : définition, rôle, et comment le faire valider en ligne

Le bon à tirer, ou BAT, est le dernier fichier que vous validez avant que tout parte en machine. Cette page explique ce qu'il engage, comment le valider, et ce que change le BAT en ligne.

Mis à jour le 30 octobre 2026

Qu'est-ce qu'un BAT ?

Un bon à tirer (BAT) est le fichier final d'un document imprimé, tel qu'il sera produit, que le client relit et approuve avant le lancement de l'impression. En le validant, il dit à l'imprimeur : « tirez exactement ceci ».

Ce n'est donc pas un simple aperçu. Le BAT est le dernier point de contrôle entre la création et la machine. Après lui, une faute ne se corrige plus dans un fichier : elle se paie en papier, en temps de presse et parfois en réimpression.

Un BAT concerne tout ce qui s'imprime : brochure, catalogue, affiche, étiquette, packaging, carte de visite. Le même principe s'applique à ce qui se publie à l'écran, comme une bannière web ou une vidéo : un fichier final qu'on valide avant diffusion.

D'où vient le terme, et ce qu'il engage

L'expression vient de l'imprimerie. Autrefois, l'imprimeur tirait une première épreuve, la soumettait au client, et celui-ci la renvoyait portant la mention « bon à tirer » et sa signature. Cette mention valait autorisation de lancer le tirage.

Le sens n'a pas changé. Dire « bon à tirer », c'est reconnaître que le fichier est correct et accepter qu'il soit imprimé tel quel. Si une erreur passe malgré cela, la question qui revient est toujours la même : qui a validé, quelle version, et quand ?

C'est pourquoi un BAT se valide une fois toutes les corrections faites. Valider « sous réserve de corriger la page 3 », c'est ne pas valider. Et c'est pourquoi la trace de la validation compte autant que la validation elle-même.

BAT, épreuve, maquette : les différences

Ces trois mots désignent trois étapes différentes, et les confondre revient à valider trop tôt ou trop tard.

La maquette montre l'idée : la mise en page, le ton, les images. On la discute et on la change aussi souvent qu'il le faut. Elle n'engage personne.

Le BAT est le fichier final. Il engage celui qui le valide, qui est en général la personne qui commande le document, ou celle qu'elle a désignée.

L'épreuve est une impression de contrôle, faite par l'imprimeur, quand la couleur doit être juste. Un écran ne reproduit pas une couleur imprimée : il en donne une idée. Si la couleur est décisive, on demande une épreuve. Le détail de chaque étape est dans le guide BAT, épreuve, maquette : qui valide quoi.

Ce qu'on vérifie sur un BAT

Un BAT se relit dans un ordre, sans se laisser happer par le visuel. Les textes mot à mot, les chiffres (dates, prix, numéros de téléphone), les noms propres, les logos, les images, les marges et les coupes, le format et le pliage, les mentions obligatoires, puis la cohérence d'ensemble sur un document de plusieurs pages.

Chaque point a ses pièges : les fautes se cachent dans les titres, parce qu'on ne les lit plus ; une seule erreur de chiffre coûte un tirage. Le guide Valider un BAT : les dix points à regarder reprend cette liste, point par point.

Le BAT papier et le BAT par courriel : leurs limites

Le BAT papier a longtemps été la norme : on imprime, on annote au stylo, on signe, on renvoie. Il impose un délai de transport, une photocopie ou un scan pour garder une trace, et il suppose que la feuille revienne.

Le BAT par courriel a supprimé le transport, mais pas le désordre. Le fichier part en pièce jointe. Il revient avec des remarques dans le corps du message, une capture d'écran entourée au feutre, un « ok pour moi » envoyé depuis un téléphone. Trois jours plus tard, personne ne sait plus si la bonne version est la deuxième ou la deuxième « finale ».

Les limites sont toujours les mêmes :

  • les versions se multiplient et se perdent dans des fils différents ;
  • on ne sait plus lequel est le bon fichier au moment de l'envoyer à l'imprimeur ;
  • les remarques sont décrites (« en haut à gauche, le deuxième mot ») au lieu d'être montrées ;
  • il n'existe aucune trace fiable de qui a validé, ni à quel moment.

Le jour où un client dit « je n'ai jamais validé ça », il faut pouvoir répondre autrement qu'en fouillant une boîte de réception.

Le BAT en ligne : comment ça marche

Un BAT en ligne (ou BAT numérique) remplace l'aller-retour de fichiers par un lien unique. Voici le parcours avec BatInBox.

Vous déposez le fichier dans votre espace : PDF, image haute définition ou bannière web, et vidéo MP4 avec BatInBox Pro. Vous le classez par client ou par campagne grâce aux libellés.

Votre client reçoit un courriel avec un lien. Il l'ouvre dans son navigateur, sur ordinateur ou sur téléphone. Il n'a pas de compte à créer, pas de mot de passe, rien à installer.

Sur la page, il pose ses remarques directement sur le fichier, à l'endroit exact. Fini les descriptions approximatives : la remarque est posée sur le mot, sur le prix, sur le logo concerné. Si tout est bon, il valide en un clic. Sinon, il demande une correction et vous recevez sa demande.

La validation est enregistrée : qui a validé, et quand. Si le fichier change ensuite, il repart en validation chez votre client, de sorte que ce qui part en production est bien ce qu'il a validé.

Enfin, si un client tarde, vous réglez un délai : un lien resté sans réponse déclenche une seule relance, avec le même lien personnel. Rien ne part si la personne a déjà validé, demandé une correction ou indiqué avoir terminé.

BatInBox ne modifie jamais vos fichiers : c'est un outil de validation, pas un outil d'édition. Si vous voulez voir l'ensemble de la fonction, la page validation de documents en ligne la détaille, et la page logiciel de BAT donne les critères pour choisir un outil.

Qui fait valider des BAT ?

Trois métiers y sont confrontés tous les jours.

Les agences et les studios envoient des fichiers à leurs clients et doivent obtenir un accord clair. Un lien sans compte et des annotations posées sur la page leur évitent les appels de précision, et la validation enregistrée leur sert de preuve de ce qui a été accepté.

Les imprimeurs veulent lancer la production sur le bon fichier. Une réimpression coûte du papier, du temps machine et la confiance du client. Pour eux, la nouvelle validation exigée dès qu'un fichier validé change, et les relances automatiques qui évitent de bloquer une date de calage, comptent plus que le reste.

Les services communication font relire en interne : direction, juridique, produit. Chacun reçoit son lien et personne n'a rien à installer. Ils voient ce qui reste à valider et travaillent sur le même fichier que leurs agences et leur imprimeur. Le détail par métier est sur la page Pour qui.

BatInBox en bref

BatInBox est un service en ligne de validation de bons à tirer, conçu, hébergé et exploité en France par une équipe issue de l'industrie graphique. Vos fichiers sont hébergés chez un hébergeur français, avec une base de données par client, et les échanges avec le navigateur sont chiffrés (voir l'hébergement).

Vous pouvez parcourir toutes les fonctions, offre par offre, puis demander une démonstration : vous verrez exactement ce que voit votre client, sur un de vos fichiers.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'un bon à tirer ?

Un bon à tirer, ou BAT, est le fichier final d'un document imprimé, tel qu'il sera produit. Celui qui le valide autorise l'imprimeur à tirer exactement ce fichier. Une fois le BAT validé, ce qui sort de la machine doit être ce qui a été vu.

Quelle est la différence entre un BAT et une épreuve ?

Le BAT est le fichier que l'on valide : il fixe le contenu, la mise en page et les textes. L'épreuve est une impression de contrôle, utile quand la couleur doit être juste. Elle complète le BAT, elle ne le remplace pas.

Un BAT envoyé par courriel suffit-il ?

Il peut suffire pour un petit document, à condition de pouvoir retrouver sans doute possible quelle version a été validée. En pratique, les pièces jointes se multiplient, les remarques arrivent dans des fils différents et le « ok » se perd. C'est ce que le BAT en ligne évite.

Que se passe-t-il si le fichier change après la validation ?

Avec BatInBox, toute modification d'un fichier validé repart en validation chez votre client. Le fichier qui part en production reste donc celui qu'il a validé. Vos fichiers originaux, eux, ne sont jamais modifiés par BatInBox.

Pour aller plus loin

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